Femme: On n'a pas mal d'étrangers en Alsace, parce que ça se trouve, quand même, près d'une frontière. On a tout juste l'Allemagne â côté et je ne sais pas si ça c'est un avantage pour eux ou si c'est...en tout cas...de plus en plus étrangers chez nous
Intervieweur: Quoi? Des Arabes, des Allemands?
Homme: Non, non, énormément de Turcs...des Malgrébins, des Algériens, des Tunisiens, des Portugais, disons. Les Italiens, les Portugais, les Espagnols, ce n'est pas un problème, parce qu'ils vivent comme nous, ils ont nos coutumes. Les gens qui nous font des problèmes, ce sont surtout les Turcs et puis les gens qui viennent du Maroc.
Intervieweur: Pourquoi ça? Pourquoi est-ce que vous distinguez entre les deux groupes?
Femme: Parce que souvent, quand il y a des problèmes, quand on lit dans le journal, quand ... je ne sais pas ... une banque a été cambriolée, n'importe. Souvent, ce sont ces gens-là, et sans être raciste, on ne peut que se rendre à l'évidence.
Homme: Surtout, ce qui en ce moment vraiment choque les gens .... On est d'accord, par exemple, en Alsace pour accepter les étrangers. Mais les étrangers devraient vivre comme nous. Alors que les Turcs, eux, ils ont une tendance à vivre comme s'ils étaient encore en Turquie. Ils veulent leurs moquées. Ils mettent leur linge où ils veulent. Vraiment, ils veulent vivre en communauté. Ils ne s'intègrent pas. Ils restent encommunauté. Ils font des groupes de cinquante à cent personnes
Femme: Il ne faut peut-être pas généraliser. Il y en a qui font des efforts. Mais en majorité, ils ne s'intégrent pas.